Que faire ? Le bus ou le taxi ? En tout cas pas question d'un Uber ou d'un Blablacar. Ici, le service de ces deux applications ne s'est pas développé.
Finalement, je suis (du verbe "suivre" hein !) une femme avec une montagne de valises. Elle se dirige tout droit vers une file de voitures portant sur leur capot le mot "TAXI". On me fait signe. Je fais passer mes valises et donne ma rue au gentil monsieur qui me parlera durant tout le trajet. Ça change de Lyon. La sympathie irlandaise ne semble pas être un mythe.
Ça y est. J'arrive dans un endroit magnifique proche d'un courant d'eau. Je me sens chanceuse. Cette rue dépasse mes espérances. J'arrive au niveau de l'adresse. C'est bizarre. C'est tout petit ici. Peut-être que les appartements sont juste de l'autre côté du bureau. En remplissant des papiers et en tentant de comprendre l'accent irlandais de la secrétaire, je me rends compte que mon appartement n'est pas du tout ici. Flûte. Je reprends un taxi. Grr.
En route je regarde à nouveau les photos des appartements et je me dis que même s'ils sont loin, ils ont l'air en très bon état et confortable.
Je descend du taxi. Le logement vu de l'extérieur est super. On ne peut cependant pas dire de même de l'intérieur.
Après une attente de trente minutes je découvre mon appartement, ma chambre et non pas mes colocataires (un n'était pas là et l'autre n'était toujours pas arrivée). L'électricité ne marche pas. Ça commence bien ! La porte de ma chambre ne se ferme pas bien. Il faut tirer fort. Super ! J'essaie le lit. Je sens des ressorts de partout. (SPOIL : J'ai dormi avec ce matelas pendant une semaine et j'ai demandé si cela était possible de le changer. Depuis ce jour, j'ai un matelas tout neuf). Les draps, la couette et les oreillers ne sont pas fournis. Autant je le savais pour les draps et j'avais prévu le coup et un étudiant m'avait laissé gratuitement les draps, mais pour le reste je n'étais pas au courant.
Je décide donc de partir en quête de Penneys (qui est en fait Primark mais en Irlande). Je sors ma carte avec les indications données lors de mon premier arrêt en taxi. Je marche le long d'une rue. Il n'y a quasiment que des fastfoods vers mon nouveau chez moi. Les irlandais m'aident sur mon chemin sans même que je n'ai besoin de les interpeller. Je les aime ces irlandais ! Puis cette ville est vraiment colorée et les pubs sont mignons.
En rentrant à Arcadia Hall (mon longement), je regarde le compteur de pas de mon téléphone que j'ai fait exploser. Je suis essoufflée. J'ai eu l'excellente idée après avoir acheté des oreillers et une couette de faire le tour du centre ville pour visiter. L'électricité est revenu. Je me douche. L'eau n'est pas vraiment chaude. Décidément !
Le soir venu, je mange une vieille boite de thon à la mayonnaise louche de chez Weight Watcher puisque la cuisinière ne marche pas et que je ne peux pas cuisiner (SPOIL 2 : Il a fallu attendre une semaine pour j'ose dire que la cuisinière ne marche pas au téléphone. En fait, il suffisait d'aller au niveau de la boîte à fusibles et de remonter une manette. Encore fallait-il le savoir !). Je m'enferme dans cette chambre qui m'est inconnue. Je ressens une profonde solitude comme si l'on m'avait abandonné. Je mets une série qui donne un peu de vie dans cette pièce sinistre.
Tout à coup, j'entends du bruit : des clefs, puis la porte s'ouvre. J'entends des pas. Mon ou ma colocataire est là ! J'ai peur de sortir de la chambre. Je stresse. J'ai peur de tomber sur quelqu'un hautain et de dédaigneux. Je décide enfin de pointer le bout de mon nez hors de cette chambre après une heure de réflexion et d'imagination très active. J'entends du mouvement dans la cuisine. Je découvre unE colocataire habillée en tenu de sport, des cheveux bouclés au carré et des lunettes un peu comme les miennes. Je tente un "Hi ! I am Marion. I am from France that's why my english is so bad". Finalement, on discute un peu avant que je retourne dans cette... ma chambre. Ouf, je suis soulagée ! Ma colocataire qui est américaine a l'air sympathique ! Dans sa façon de parler, elle me fait penser à Arya dans Game Of Throne. J'espère que je vais pouvoir me lier d'amitié avec elle même si elle a l'air d'avoir déjà rencontrer du monde sur place.
Tout à coup, j'entends du bruit : des clefs, puis la porte s'ouvre. J'entends des pas. Mon ou ma colocataire est là ! J'ai peur de sortir de la chambre. Je stresse. J'ai peur de tomber sur quelqu'un hautain et de dédaigneux. Je décide enfin de pointer le bout de mon nez hors de cette chambre après une heure de réflexion et d'imagination très active. J'entends du mouvement dans la cuisine. Je découvre unE colocataire habillée en tenu de sport, des cheveux bouclés au carré et des lunettes un peu comme les miennes. Je tente un "Hi ! I am Marion. I am from France that's why my english is so bad". Finalement, on discute un peu avant que je retourne dans cette... ma chambre. Ouf, je suis soulagée ! Ma colocataire qui est américaine a l'air sympathique ! Dans sa façon de parler, elle me fait penser à Arya dans Game Of Throne. J'espère que je vais pouvoir me lier d'amitié avec elle même si elle a l'air d'avoir déjà rencontrer du monde sur place.
Rencontrer du monde ? Oui, je vais en rencontrer des gens. Pourtant je n'en ai aucune envie. J'ai envie de voir mes proches. Je n'ai besoin de personnes d'autres... Une petite voix s'incruste et me dit "M'enfin Marion ! Tu vas pas rester 5 mois seule !". C'est vrai que c'est un peu dur toute seule.
Je reçois une notification du groupe Facebook des étudiants internationaux de UCC (University College Cork). Un étudiant allemand propose de faire un tour à Cork pour que l'on se rencontre le lendemain. Je décide de répondre sur un coup de tête en disant que je suis partante. Plusieurs autres étudiants suivent le mouvement. Je guette les profils à la recherche d'informations afin de connaître et de reconnaître les personnes que je vais rencontrer le lendemain. L'allemand m'ajoute en ami sur Facebook et créer un groupe en réunissant les personnes intéressées pour convenir du lieu (UCC) et de l'heure (2pm, comme ils disent ici).
Je suis bien fatiguée après les deux dernières nuits avant de prendre l'avion. Je me couche et je retrouve les bras de Morphée rapidement.
Chapitre 3 : Intégration et désillusions (en cours d'écriture)

1 Commentaires
j'ai fait erasmus à Cork en 2006-2007, tu vas adorer et plus vouloir partir! profites en bien!
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